Olivier Jan » Pensées Éparses http://olivierjan.com Site personnel Sat, 24 Jan 2015 07:51:29 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.1.4 Les dessous chics http://olivierjan.com/2015/01/les-dessous-chics/ http://olivierjan.com/2015/01/les-dessous-chics/#comments Fri, 23 Jan 2015 13:23:24 +0000 http://olivierjan.com/?p=272 Pour compléter Fuir le bonheur

« Les dessous chics, c’est ne rien dévoiler du tout
Se dire que lorsqu’on est à bout, c’est tabou
Les dessous chics, c’est une jarretelle qui claque
Dans la tête comme une paire de claques
Les dessous chics, ce sont des contrats résiliés
Qui comme des bas résillés, ont filé

Les dessous chics, c’est la pudeur des sentiments
Maquillés outrageusement, rouge sang
Les dessous chics, c’est se garder au fond de soi
Fragile comme un bas de soie
Les dessous chics, c’est des dentelles et des rubans
D’amertume sur un paravent désolant

Les dessous chics, ce s’rait comme un talon aiguille
Qui transpercerait le cœœur des filles. »

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Fuir le bonheur… http://olivierjan.com/2012/03/fuir-le-bonheur/ http://olivierjan.com/2012/03/fuir-le-bonheur/#comments Sun, 25 Mar 2012 08:54:12 +0000 http://olivierjan.com/?p=234 L’un des plus beaux textes de Serge Gainsbourg, l’un des plus tristes aussi avec les dessous chics.

« Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Que le ciel azuré ne vire au mauve
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux

Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Comme une petite souris dans un coin d’alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose
Ses yeux fiévreux

Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu’au fond des choses
Est malheureux

Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Dis-moi que tu m’aimes encore si tu l’oses
J’aimerais que tu trouves autre chose
De mieux

Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux »

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Recueillement http://olivierjan.com/2011/05/recueillement/ http://olivierjan.com/2011/05/recueillement/#comments Sat, 21 May 2011 15:04:02 +0000 http://olivierjan.com/?p=166 Tout dans ce texte amène étrangement à l’apaisement et à l’acceptation des maux humains. Combien de fois m’aura t’il soulagé d’une peine, d’un chagrin, me permettant à moi aussi de considérer cette douleur et de lui demander de se tenir tranquille, comme à une vieille amie avec qui on fait la route depuis un bon moment. Entends cette douce nuit qui marche, elle nous permettra de sombrer dans l’oubli jusqu’à l’aube et de dormir tranquille. L’un des plus beaux textes en langue française que je connaisse. Je me suis toujours dit qu’il ferait un très beau texte de chanson, la musicalité y étant native. Un jour peut-être, qui sait ?

« Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille,
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci,

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche. »

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